 |
Photo : Yegüizo - Capture d'écran retravaillée |
La période hivernale a de ça de réconfortant qu'elle est invariablement le moment de se plonger dans la littérature taurine. La saison s'y prête bien. Il fait plutôt froid, les journées sont souvent courtes et la luminosité nous invite à se trouver un coin accueillant, douillet et calme propice à une lecture longue et instructive. C'est ainsi que nous sommes retomber sur un petit livre duquel nous avons tiré ces quelques lignes :
" Corrida vient de correr - courir ; c'est le taureau qui doit courir, attaquer et donc combattre. Ce qui intéresse les aficionados, c'est d'abord , et parfois surtout, ce combat du taureau. Ce qui donne son sens à une corrida, c'est la combativité de l'animal, sa façon singulière de charger, d'attaquer ou de se défendre, sa personnalité combative. Sans combat du taureau, ni sa mort, ni les différentes figures (suertes) du torero n'auraient de valeur. Si le taureau était ou passif ou désarmé, la corrida n'aurait aucun sens. Ce ne serait d'ailleurs pas une corrida, mais une simple boucherie (dont il n'y aurait aucune raison de faire un "spectacle" !)."
Franchement, pour les aficionados que nous sommes, tout est là. Tout est dit. Dans ces quelques lignes Francis Wolf dans "50 raisons de défendre la corrida", rappelle l'essentiel. Aux anti, comme au peuple du toro, mundillo en première ligne. C'est le toro et lui seul qui donne sa valeur à la tauromachie. Mais attention, pas n'importe quel cornu qu'on ose aujourd'hui plus que jamais appeler "toro". Non. Seul le toro qui combat porte en lui l'ADN de notre passion. Le mot est tellement important qu'il faut le répéter : le combat.
Alors, au coin du feu, enroulé dans un plaid, à la lumière de ses quelques lignes, on pense à Yegüizo. Forcément ! Lui, toro de Dolores Aguirre qui, le soir du 27 juillet 2025, à Orthez, pris à son compte la légitimité de la tauromachie tout entière.
Mis en appétit par les images de ce toro de "bandera", nous glissons tout logiquement sur la
programmation de 2026. Et il semble bien que les membres de la
Peña Taurine Mugronnaise aient, l'hiver venu, les mêmes lectures que nous. En organisant un desafio
Coquilla de Sanchez Arjona / Pablo Mayoral, le lundi de pâques (6 avril), les aficionados de Mugron donnent tout son sens à la tauromachie. Le 19 avril, ce sera à
Garlin d'apporter sa pierre à l'édifice de la valeur, avec un lot de
Pincha.
Une semaine après, c'est à
San Augustin de Guadalix que des novillos de
Salvador Guardiola et de
Isaias y Tulio Vasquez puis des toros de
Prieto de la Cal et de
Reta de Casta Navarra, de
Dolores Aguirre et d'
Escolar qui viendront porter haut l'étendard de la tauromachie de verdad pronée par les aficionados de l'association
Tres Puyazos. Le premier mai, les
Arsouillos feront venir un lot de
Raso de Portillo.
De quoi se mettre en bouche avant
Vic, du 23 au 25 mai, et sa feria identitaire, résolument tournée vers le toro qui sauve. En tête d'affiche, les
Prieto de la cal,
Baltasar Iban et les Miura. Sans oublier l'indispensable corrida concours (
Saltillo, La Quinta, Partido de Resina, Benitez Cubero, Dolores Aguirre et Pages Mailhan).
Pour finir, comment ne pas cocher chaque année le week-end du 11 et 12 juillet dédié à
Céret de toros avec les
Dolores Aguirre, les
Escolar Gil et deux novilladas (oui oui deux !) d'
Isaia y Tulio Vasquez et un desafio
Partido de Resina /
Barcial.
---------------------------------------------------------------------------
En 2026, pour nous, toute l'appliction qu'on mettra à lui donner une place centrale dans la programmation, faire comprendre l'importance de sa diversité, de sa particularité héritée de sa lignée génétique, tout cet ensemble de choses dont l'épicentre est le toro et qui fait la légétimité de la corrida, aura toute notre attention et constituera notre seul agenda taurin pour 2026. Et rien d'autre !
Non, rien... Le toro, son comportement, son combat. Point barre. N'en déplaise aux quelques organisteurs geignards à la grossièreté sans bornes, ils se reconnaitront, qui se complaisent dans l'observation plaintive de la brindille comportementale de leur public plutôt que de regarder objectivement et avec sérieux la poutre de leurs propres échecs... pathétique !
Bonne année de Toros... et rien d'autre !